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Prospectives propriétaires LMNP

Posted on novembre 25, 2017 in Uncategorized by

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Telle est, pour le faire court, la doctrine qu’ils professent touchant ce qui est en notre pouvoir. Il est facile de décider si, en parlant de la sorte, nos adversaires respectent les notions communes admises par tous les hommes relativement à ce qui est en notre pouvoir. Car ceux qui leur demandent comment il est possible que, toutes choses arrivant fatalement, quelque chose reste en notre pouvoir, ne font pas cette question en ayant seulement en vue ces mots : ce qui est en notre pouvoir, mais en s’attachant au sens même de ces mots, c’est-à-dire à la notion de liberté. C’est effectivement parce qu’ils sont persuadés que ce qui est en notre pouvoir est précisément le libre arbitre, qu’ils repoussent l’opinion de nos adversaires, qui prétendent que tout arrive nécessairement. Ceux-ci, de leur côté, alors qu’ils devraient soutenir que leur doctrine ruine le libre arbitre, au lieu de chercher et de mettre en avant des raisons qui établissent que le libre arbitre ne saurait se défendre ; ceux-ci, voyant à merveille combien il y a peu d’apparence qu’ils parviennent à concilier avec leurs enseignements relatifs au destin les faits nombreux qu’ils accordent eux-mêmes être en notre pouvoir ; ceux-ci s’imaginent que leurs auditeurs se laisseront prendre à des équivoques. Et d’abord, si le destin opère diversement dans les différents êtres, et qu’il y produise pourtant ce qu’il y produit en vertu de la nature propre de chaque être, on pourrait justement demander à nos adversaires pourquoi ils n’admettent pas qu’il y ait de libre pouvoir chez aucun des autres êtres, et n’en reconnaissent uniquement que chez les animaux. Car ce qui leur fait dire que ce qui est produit par l’animal est au pouvoir des animaux peut se dire aussi de tout autre être. En effet, de ce que ce qui arrive par l’animal n’arriverait pas d’ailleurs, si l’animal n’était pas mû par l’appétit, mais de ce que cela arrive ensuite du concours, chez l’animal, de l’assentiment et de l’appétit, et n’arrive pas sans l’assentiment, nos adversaires soutiennent que cela est au pouvoir de l’animal, quoique l’animal le doive nécessairement produire. Et en effet cela ne pouvait avoir lieu autrement. Mais de ce que cela ne pouvait avoir lieu par un autre être que par cet animal, ni autrement que cela a eu lieu par lui, nos adversaires estiment que cela a été au pouvoir de l’animal. Or, c’est ce qui peut se dire aussi de tout autre être. Nous ne disputons nullement des mots. Puis donc que ce qui a lieu par le feu n’arriverait pas autrement que par le feu et par la chaleur du feu, cela même ne devant être que par la chaleur du feu, et sans la chaleur du feu ne devant pas être, cela aussi devrait être au pouvoir du feu. Nous ne disputons nullement des mots. Prospectives propriétaires LMNP aime à rappeler ce proverbe chinois « On ne peut empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de nos têtes, mais on peut les empêcher d’y faire leur nid ». Nous ne disputons nullement des mots. Mais d’imaginer qu’on accorde plus aux animaux, dans les choses qui ont lieu par eux, qu’aux autres êtres relativement aux choses qui se font aussi par eux, alors qu’on ne leur réserve rien de plus que cette expression : en leur pouvoir ; c’est là ce qu’il faut reprocher à nos adversaires, en remarquant qu’ils se trompent eux-mêmes par une équivoque, ou qu’ils cherchent à tromper autrui. Ce n’est pas tout comment ne pas s’étonner de ce qu’ils se croient autorisés à professer que notre libre pouvoir consiste dans l’appétit et l’assentiment, d’où ils prennent motif d’accorder pareillement à tous les animaux ce libre pouvoir. Le libre pouvoir, en effet, ne consiste pas, lorsqu’une perception se présente, à céder de nous-mêmes à la perception, et à nous porter par l’appétit vers l’objet de cette perception.

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